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Comment lire cette vue
La couche lumineuse autour du globe représente la cavité qui s'étend du sol jusqu'au bas de l'ionosphère, vers 60 à 90 km d'altitude. Son épaisseur est exagérée environ trois fois, sinon elle serait plus fine qu'un trait.
Chaque éclair envoie une onde qui fait le tour de la Terre. Les anneaux qui partent des éclairs montrent ce trajet : les ondes se rejoignent de l'autre côté du globe, puis repartent. Quand elles se superposent en restant en phase, la cavité résonne. En réalité, une onde fait le tour de la Terre en à peu près un huitième de seconde. Ici, tout est fortement ralenti pour qu'on puisse le suivre des yeux.
L'intensité suit l'activité orageuse mondiale. Dans ce prototype, elle vient d'un modèle simple : trois grands foyers d'orages, l'Asie du Sud-Est avec l'Océanie, l'Afrique et les Amériques, chacun le plus actif en fin d'après-midi à son heure locale. D'où trois montées au cours de la journée, la plus forte en soirée en heure universelle, quand les orages des Amériques prennent le relais. Ce n'est pas une mesure.
Le spectre montre les cinq premiers pics, vers 7,8 Hz, 14,3 Hz, 20,8 Hz, 27,3 Hz et 33,8 Hz. Leur forme est calculée, et leur hauteur suit l'intensité du modèle.
Prochaine étape envisagée : remplacer ce modèle par les mesures d'une station scientifique.
Images de la Terre : NASA (Blue Marble Next Generation pour le jour, lumières nocturnes pour la nuit).